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France-Macron promet que l'Etat fera tout pour sauver Ascoval
information fournie par Reuters 08/11/2018 à 19:40

    ABLAIN-SAINT-NAZAIRE, Pas-de-Calais, 8 novembre (Reuters) -
E mmanuel Macron a promis jeudi aux salariés d'Ascoval et à leurs
familles que l'Etat ferait tout pour sauver l'usine de
Saint-Saulve (Nord) et qu'il se battrait pour trouver une
solution. 
    "Ascoval, le combat n'est pas perdu", a dit le chef de
l'Etat dans une interview accordée à France 3 près de la
nécropole de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), en marge de
son "itinérance mémorielle" à l'occasion du centenaire de la fin
de la Première Guerre mondiale. 
    "On se bat, j'ai demandé au gouvernement de soutenir les
projets industriels, de mobiliser des financements", a-t-il
ajouté, quelques heures après la visite du ministre de
l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, sur place. "On se
bat pour justement avoir une solution, je le dis aux salariés et
à leurs familles : on fera tout pour qu'Ascoval soit sauvé parce
qu'il y a eu des investissements de qualité, parce qu'il y a de
la compétence."
    A la question de savoir s'il entendait peser personnellement
dans le dossier, il a répondu : "je vous le confirme, parce que
je connais l'outil de travail, j'y suis allé, je connais la
fierté des gens".
    "J'ai vu des gens fiers de leur outil de travail (...) on
continuera à se battre, on le fera", a ajouté Emmanuel Macron. 
    Coentreprise d'Ascometal (60%) et de Vallourec  VLLP.PA 
(40%), l'usine de Saint-Saulve a été exclue début 2018 du
périmètre de rachat d'Ascometal par le groupe suisse Schmolz +
Bickenbach, mettant de facto le sort de ses 280 salariés en
suspens.
    Le fabricant de tubes Vallourec a refusé d'apporter une
contribution de 50 millions d'euros qu'escomptait Altifort,
contraint de remanier son plan de financement.
    Le groupe franco-belge prévoit d'investir 20 à 30 millions
d'euros en fonds propres, les collectivités locales sont prêtes
à apporter 22 millions et Bruno Le Maire a promis un euro
d'argent public pour un euro investi par le privé.
    Le projet de reprise sera examiné le 12 décembre par la
chambre commerciale du tribunal de grande instance de
Strasbourg.   

 (Marine Pennetier, édité par Jean-Baptiste Vey)
 

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